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samedi 14 novembre 2009

Rodrigues - Jour 5

... et dernier jour !

Nous avons quitté notre hôtel...

Photo prise par Benjamin le matin de notre départ


Pris en photo des "bus stop"...



Revu des femmes qui préfèrent charger leur tête plutôt que leurs bras...



Recroisé des chèvres qui se plaisent sur le bitume...



Vu des ourites à sécher au soleil (ourites que seuls Julien & Ludivine auront eu l'envie de goûter pendant notre séjour, puisque Benjamin & moi, nous avons préféré passer notre tour)...



Et dit bye bye à Rodrigues !

Photo également prise une heure avant de partir !



vendredi 13 novembre 2009

Rodrigues - Jour 4

Lundi matin, nous sommes partis à l'extrême ouest de l'île, pour prendre un bateau qui nous a emmenés à l'Ile aux Cocos. Au vu des dépliants et des propositions d'excursions de la part des hôtels ou tours opérateurs, c'est manifestement LA grosse attraction touristique de Rodrigues.

L'Ile aux Cocos est située à 4km de Rodrigues, au bout du lagon. Elle est accessible uniquement par pirogue ou petit bateau à moteur, car il y a très, très peu de fond par endroits. Notre capitaine (qui se fait appeler "Sydney", parce que Sydney Govou... mais bien sûr !), une vraie de vraie grande gu..., a réussi à racler la coque du bateau... Mais bon faut pas lui en vouloir, apparemment il y en a qui s'échouent carrément sur des bancs de sable, et là... y'a plus qu'à pousser ! Bon ben ouf, en fait !


Notre bateau


Une pêcheuse (d'ourite ?) au loin, même pas peur de la marée montante !
(en cliquant sur la photo pour l'agrandir, on voit mieux...)


L'Ile aux Cocos est une réserve naturelle pour oiseaux marins (coco pour l'oiseau, pas pour la noix...) : chaque visiteur paye un permis pour avoir le droit d'y accoster (et une employée de la réserve a vraiment vérifié que Sydney avait des permis pour tout le monde).

A notre arrivée, nous avons fait une petite visite de l'île, sur l'unique sentier qui la traverse sur sa longueur (l'île fait environ 1km1/2 de long sur 200m de large). Inutile de dire qu'il faisait encore super chaud, malgré la présence de la mer à quelques dizaines de mètres....




Dès les premiers mètres, nous avons vu des tas de nids, des sternes fuligineuses (surnommées yéyés par les rodriguais à cause de leur cri), des sternes blanches ("oiseaux la vierge"), des noddis (bruns ou mariannes), et plein d'autres encore. Les oiseaux n'étaient pas du tout farouches, bien au contraire : ils volaient souvent en rase-motte et ils nous ont frôlés à plusieurs reprises (j'ai même crié un peu, mais bon, je suis sûre qu'ils sont capables de faire mal avec un coup de bec !). Ils nous faisaient bien sentir qu'on était chez eux et qu'on les dérangeait...


Un noddi aux pieds palmés
(les noddis peuvent se poser sur l'eau comme les canards et ils peuvent rester plusieurs semaines en mer)


On a vu pas mal de petits


Touche pas à mon œuf !


Le ciel est devenu bien menaçant à la fin de la visite de l'île... Finalement, aucune goutte de pluie.

Après la balade à pieds, nous avons déjeuné sur la plage, puis nous nous sommes baignés. Perso, j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas plus de profondeur pour se baigner... Benjamin a réussi à s'écorcher un orteil qui a un peu saigné et enflé ensuite ! Mais c'était franchement agréable quand même. Le retour s'est fait plus facilement, la marée ayant monté.


La côte nord-ouest de Rodrigues, que nous avons longée au retour de l'Ile aux Cocos


Le soir, nous avons encore une fois eu droit à un menu créole (coooool, mais je n'ai pas pensé à prendre la moindre photo).
Entrée : soupe légère de légumes parfumée aux feuilles de quatre-épices, garnie de dés de perroquet (le poisson of course, pas l'oiseau !).
Plat principal : brochette de dorade grillée, purée de patate douce à la fleur de thym et sauce au beurre basilic. Une tuerie, la purée de patate douce. Ils n'en ont clairement pas mis assez.
Dessert : "roulée de crêpes au compote (oui oui, "au" compote, pas "à la") de papaye gratinée au fromage et trait de chocolat noir". Oui, je trouve que ça méritait des guillemets... Excellent !!


jeudi 12 novembre 2009

Rodrigues - Jour 3

Dimanche matin, nous avons plongé avec le "Cotton Dive Centre" de Jacky & Fifi. C'est le 1er club de plongée qui a ouvert à l'île Rodrigues (en 1996).



Nous sommes allés à la Passe Saint François, dans l'est de l'île : c'était une plongée dérivante dans le lagon. La passe fait jusqu'à 30m de profondeur, mais nous en sommes restés à 27m. Le lagon peut être profond !

Les récifs étaient assez jolis, nous avons longé des tombants et nous nous sommes laissés dériver presque tout-le-temps. Il y avait un courant de malade, qui permettait de ne pas palmer du tout par endroit, et qui nous entraînait même avec lui quand on voulait s'arrêter regarder quelque chose ! Nous avons assez vite rencontré un banc de carangues, que nous avons recroisées durant toute la plongée :



Un peu plus tard, nous avons croisé une tortue qui mangeait devant nous, peinarde... Deuxième fois seulement qu'on voyait une tortue d'aussi près, c'était génial !



Après 48 minutes, nous sommes remontés en douceur, très contents (même si j'ai réussi à perdre mon masque en regagnant le bateau...). Nous avons pu discuter un peu avec Fifi, la femme du "boss", super sympa !



Après une douche et un bouclage des valises en 4ème vitesse (la plongée ayant traîné un peu...), nous sommes partis vers notre second hôtel, le "Mourouk Ebony", dans le sud de l'île. Et là, j'ai halluciné : je pensais avoir vu de très beaux paysages jusque-là... Mais la descente vers l'hôtel, par une route qui serpente sans cesse, est à couper le souffle. C'est là que le lagon est le plus vaste, et les couleurs sont vraiment terribles. L'hôtel lui-même est d'un confort moindre que le Cotton Bay, mais le site est globalement plus joli.


La piscine du Mourouk Ebony


Le frangipanier juste devant notre chambre, avec la mer derrière... Pfiou...


Le Mourouk Ebony est manifestement LE lieu de rassemblement des kite-surfeurs de Rodrigues. L'activité était proposée au Cotton Bay, mais nous n'en avons pas vu un seul. En revanche au Mourouk... j'ai l'impression que tout le monde en faisait et était là pour ça, sauf nous !


Une partie du hangar de la plage, où étaient rangées des tas de planches et de voiles et de trucs techniques dont je ne connais pas les noms !

Nous avons profité de la plage l'après-midi (merci l'ombre des filaos quand même), puis de la piscine ensuite... ;-)


Et pour changer un peu, au menu du soir : buffet créole ! Salades en tous genres, bouillon de crabe, marmites de riz-maïs, aigres-doux de pieds de porc (bon ça j'ai pas goûté), tourtes traditionnelles, gâteaux-coco, etc...





La cuisine du Mourouk Ebony a bonne réputation, et c'est justifié !


mercredi 11 novembre 2009

Rodrigues - Jour 2

Samedi matin, nous sommes partis à Port Mathurin, la capitale de Rodrigues (à peine 6000 habitants). C'était le jour du marché : il y avait beaucoup de vendeurs venus d'un peu partout, proposant beaucoup de miels, des achards, des fruits, des produits artisanaux (chapeaux, sacs, etc)... Il faisait trèèèès chaud dès le matin !

Sur les étals : des brèdes, des carottes, du manioc, des bananes,...

Nous avons fait un tour à pieds dans la ville (toute petite !) : aucun bâtiment ne fait plus de 3 étages, et il reste encore beaucoup de maisons et de magasins en tôle et en bois. Les ruelles ont des trottoirs (cool) et laissent un peu d'ombre, heureusement !






Je suis entrée dans une "boutik" avec Benjamin. C'était un sacré bric-à-brac : je pense que c'est précisément ce qu'on ne cherche pas, qu'on trouve forcément ! Par exemple, devant la caisse, il y avait des gants de ski à vendre ! Complètement insolite !!


Nous sommes allés jusqu'au "Craft-Aid", situé un peu à l'écart du centre. C'est un atelier qui fournit du travail à des personnes handicapées. Ils y fabriquent des meubles, des objets artisanaux, et surtout, c'est un site qui produit du miel. Ce miel est d'ailleurs assez réputé, il a reçu plusieurs prix internationaux récompensant sa qualité. L'atelier était malheureusement fermé quand nous sommes passés. Mais la petite boutique elle, était ouverte. J'ai hésité à acheter un collier ou une broche en coco, mais je me suis contentée d'un pot de miel. :)


Dans la boutique du "Craft-Aid"

En revenant vers le centre-ville, nous sommes passés devant la caserne des pompiers (grande ouverte), et j'ai pu prendre en photo un immense panneau accroché sur l'un des murs :

"Une simple négligence
Imaginez les conséquences"


Près du port, un autre panneau en créole : "ne jetez pas vos saletés ici"...
C'est assez marrant d'essayer de comprendre le créole le plus vite possible !


En fin de matinée, nous avons quitté Port Mathurin en direction de l'ouest : la route serpente le long du lagon, on dirait même qu'elle plonge dedans par endroit... C'est -encore une fois- magnifique !



Nous sommes arrivés à la Réserve François Leguat vers midi, une réserve naturelle qui abrite des tortues géantes, des chauves-souris, des arbres et des plantes endémiques, mais aussi des cavernes et des grottes.

Nous avons visité le petit musée, qui explique notamment que François Leguat était un huguenot français venu à Rodrigues depuis la Hollande (où il s'était réfugié pour échapper aux persécutions consécutives à la révocation de l'Edit de Nantes). François Leguat croyait avoir débarqué sur l'Ile Bourbon (La Réunion), mais en réalité le capitaine de "l'Hirondelle" l'avait déposé à Rodrigues. Il fallu une année à François Leguat et à ses quelques compagnons pour réaliser qu'il n'était pas à Bourbon... Pendant son exil forcé à Rodrigues, François Leguat a décrit avec précision l'île et ses caractéristiques : il a raconté dans ses mémoires la flore exubérante, le solitaire (gros volatile cousin du dodo, aujourd'hui tous deux disparus), les milliers de tortues géantes, etc. L'ile était autrefois appelée "l'Ile aux Tortues"...


Le musée de la réserve, avec un moulage grandeur nature d'une tortue au long cou qui existait autrefois sur l'île


A midi trente, nous avons débuté la visite du site avec Corinne, notre guide très sympa. On a commencé par une marche en plein cagniard, merci les coups de soleil... Nous avons ensuite atteint le canyon où se trouvent les tortues (Gertrude et ses copines). Puis -bénédiction- nous avons eu droit à la visite d'une grande caverne assez jolie et surtout très sombre et très fraiche !


Le canyon Tiyel.
Ce canyon abrite des tortues qui ont été réintroduites à Rodrigues le 30 octobre 2006.
Elles viennent de la Réserve des Mascareignes à Maurice, et sont des proches parentes de leurs ancêtres disparues à la fin du 18ème siècle





Dans l'après-midi, nous avons continué notre route en traversant l'île. Nous sommes passés par l'Eglise Saint-Gabriel, l'une des plus grande de l'Océan Indien. La route pour atteindre l'église est toute petite et très escarpée. Quand on pense que Jean-Paul II est venu jusqu'ici célébrer une messe en 1989... Motivé !

L'église Saint-Gabriel


Si l'extérieur de l'église est en pierres, l'intérieur est uniquement en bois et en tôles


Quelques kilomètres plus loin, nous sommes arrivés au Mont Limon, le point culminant de Rodrigues (398 m). Il faut laisser sa voiture quelques dizaines de mètres en contrebas, et faire "l'ascension" à pieds. La Réunion a son Piton des Neiges (3070 m), Maurice a son Piton de la Rivière Noire (828 m) et Rodrigues a son Mont Limon. J'ai fait le dernier, il ne m'en reste plus que 2 ! :-))

Au sommet du Mont Limon


En fin d'après-midi, nous avons terminé notre road-trip par l'est de l'Ile, dans des chemins au milieu des pins et des filaos, de Graviers à Anse Fémie. Bonne idée d'avoir loué un pick-up... Je ne suis pas sûre qu'une voiture plus basse aurait apprécié les chemins par lesquels on est passé !



Un dernier petit mot en créole...

J'étais encore bien contente de pouvoir profiter de la piscine de l'hôtel en début de soirée... Après cette journée, on n'a pas fait long feu le soir... D'autant plus qu'on savait qu'il fallait être en forme pour le lendemain matin !

mardi 10 novembre 2009

Rodrigues - Jour 1

Vendredi dernier, avec Julien & Ludivine, nous avons pris l'avion pour Rodrigues, une petite île à 560 km à l'est de Maurice (18 km de long sur 8 km de large, environ 40 000 habitants). Nous nous sommes encore éloignés de l'Afrique pour nous "enfoncer" dans l'Océan Indien...


La desserte aérienne de l'île se fait uniquement au départ de Maurice, et il y a 2 avions par jour qui atterrissent à Rodrigues. Du coup, l'aéroport n'est ouvert que pour les arrivées et départs des avions... Les formalités à la sortie ont dû prendre, allez, 4 minutes ?! Il faut le voir pour le croire !

Notre avion, un ATR à hélices.
Lors de l'atterrissage, il a fait des soubresauts, il tanguait de gauche à droite, et il a même fait un petit rebond sur la piste (arrghh)... Je n'en pouvais plus...


A notre arrivée, nous avons dû prendre une navette pour traverser toute l'île d'ouest en est, notre 1er hôtel étant à l'autre bout de Rodrigues. Nous avons découvert que les côtes de l'île sont très arides, il y a peu de végétation, et pas du tout de canne à sucre (ce qui pour le coup, est vraiment dépaysant par rapport à Maurice !). Par contre, le centre de l'île -vallonné- est bien vert parce qu'il y pleut plus souvent. Surtout, nous avons découvert le lagon : il est juste MAGNIFIQUE !!! Beaucoup plus vaste et impressionnant que celui qui entoure l'Ile Maurice, avec des bleus, des verts, des turquoises qui scintillent, c'est superbe !


Pendant le trajet en voiture...

Sur les routes rodriguaises (et sur les bas-côtés), on trouve pèle-mêle : des virages et des lacets dignes de nos Alpes, des pick-up, des vaches, veaux, chèvres, poules, moutons, chiens (il faut parfois slalomer, c'est champêtre !), des gens qui marchent, des toiles d'araignées géantes le long des fils électriques, et même des petites éoliennes ! Les routes sont globalement en meilleur état qu'à l'Ile Maurice (étonnant), et il existe des panneaux de direction, chose tellement rare ici ! :-))

Mais en revanche, l'île semble encore plus pauvre que Maurice. Il y a très peu de gros bâtiments en dur et pas de centre commercial. Les maisons sont toutes petites. Elles sont en tôle très souvent, avec leurs inévitables pierres posées sur le toit pour éviter qu'il ne s'envole à la 1ère tempête, leurs rangées de linge à sécher, et leurs poules tout autour...



Notre petit hôtel (le "Cotton Bay") ne nous a pas déçus : les chambres donnaient toutes sur la mer. Après une sieste, nous sommes partis faire une balade à pieds le long de la mer. On avait gardé les tongs : l'erreur ! Des baskets auraient été plus pratiques ! En effet la côte est très découpée à partir du Cotton Bay : il y a énormément de rochers, et de temps en temps des petites plages. Mais tant pis pour le côté "pas pratique" : le paysage était tellement beau...


Le Cotton Bay


La côte est de Rodrigues

En début de soirée, nous avons bien profité de la piscine : après la marche, on avait trooooop chaud !!

Pour le dîner, nous avons eu droit à un buffet mauricien (bon), précédé de ti-punchs assez forts mais délicieux pour l'apéro !



Et pendant le dîner, un groupe a joué et dansé : il s'appelle "Ambiance Tropicale" (logique finalement...) et la musique jouée, c'est du "Séga Quadrille" et du "Séga Kordeon". Eh oui, l'accordéon est l'instrument de prédilection à Rodrigues ! Nous avons vu différentes danses : la laval (valse, mais bien rapide, hein), la mazok (mazurka), la polka, le kotis (scottish). Etonnant !